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Principes pédagogiques
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Une école primaire pas comme les autres
 
 
La Voie Lactée, créée en 1986, est une école spécialisée subventionnée par la République du Canton de Genève.
Il s’agit d’une structure éducative et scolaire qui offre à des enfants qui ont éprouvé des échecs et des blessures dans leur vie affective, sociale et scolaire, un lieu de vie pour réfléchir et apprendre.

La Voie Lactée s’adresse à des enfants :

- Qui ont des difficultés de communication et de langage, des troubles
de la personnalité et du comportement.

- Qui ont rencontré des difficultés d’adaptation aux exigences du milieu
scolaire et de la vie en société.

- Qui ont besoin pendant un certain temps de leur vie scolaire, d’une
prise en charge spécifique qui leur permette de structurer leur
rapport au savoir, de construire des compétences intellectuelles et
sociales, d’élaborer leur identité d’élève, d’acquérir la capacité de se
projeter dans l’avenir afin de poursuivre leur scolarité dans d’autres
structures.

Par son effectif réduit, 34 élèves, l’école est principalement adaptée à des enfants qui ont besoin d’un suivi personnalisé dans un cadre collectif.

Les 34 élèves (35 dès l’année scolaire 2018-2019) répartis en 5 groupes-classes s’engagent dans leurs apprentissages en investissant le savoir comme source d’énergie.
 
 
Plaquette 'La Voie Lactée'
 
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Evaluation formatrice
 
les ceintures de niveau :
le programme de l'école primaire genevoise pour chaque matière a été découpé en niveaux, comprenant ...

ceintures
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La pédagogie et ses outils :   La présidente de l'Association
     
« En pédagogie institutionnelle, on appelle « institution » toute structure organisationnelle, dont la finalité n’est pas la simple efficacité du groupe, mais qui, parce qu’elle médiatise les relations duelles, permet à l’équipe d’atteindre ses objectifs éducatifs.» (Démarrer une structure éducative, ouvrage collectif, Editions Matrice)

- Nos valeurs et nos pratiques s’enracinent dans la Pédagogie Freinet et la Pédagogie Institutionnelle.

- Ces deux pédagogies instituent la parole et l’organise pour favoriser la communication, pour aider les élèves à devenir des personnes autonomes, des citoyens éclairés et responsables.

- Cela nous a amené à créer et à développer un lieu d’apprentissage
scolaire dont l’atmosphère permet à tous de se rencontrer dans un
respect mutuel, un lieu où chacun peut prendre sa place, où la parole de chacun est entendue et respectée.

- Ce concept forme la base de notre praxis pédagogique, parce que
chacun a un rôle à jouer, qu’il est indispensable à l’autre et qu’il
permet de restaurer l’estime de soi.

Les principes :

- L’enfant est une personne.
- L’épanouissement est un droit.
- Chaque enfant a droit à l‘éducation, à l’instruction et à la formation.
- Le savoir est un moyen d’émancipation.

Les valeurs :

Pour honorer ces principes, nous nous inspirons de valeurs telles que :

- Partage, solidarité, responsabilité, autonomie, respect, démocratie,
justice, coopération, équité.

Nos buts :

- Optimiser les conditions d’apprentissage scolaire et de « Vivre ensemble ».

- Permettre aux élèves qui nous sont confiés d‘échapper à leur réalité handicapante et traumatique et leur offrir des conditions résiliantes pendant leur période scolaire.

- Accompagner les élèves :

• à leur recherche de sens ici et maintenant et de projection dans
l’avenir.

• à la construction de plus en plus d’autonomie et les éloigner de la
soumission à une fatalité.

Nos objectifs :

- Développement des moyens d’expression et de communication.

- Élaboration d’une méthode de travail et des stratégies d’apprentissage.

- Prise de conscience que les savoirs sont nécessaires dans la vie.

- Apprentissage des connaissances scolaires de base selon le programme de l’école suisse romande (HarmoS).

- Construction d’attitudes autonomes.

- Sensibilisation au partage, à la coopération, à l’entraide.

- Intégration future dans un milieu scolaire ou préprofessionnel correspondant aux compétences acquises.

Organisation de la vie scolaire :

- La Voie Lactée accueille 34 élèves répartis dans 5 groupes-classes.
A ceci, il faut ajouter les ateliers décloisonnés (mathématiques et français) et les ateliers de création.

- Les élèves bénéficient, selon leurs besoins, de prises en charge pédago-thérapeutiques au sein de l’école : logopédie, psychomotricié, musicothérapie, cours de natation, judo.

- L’horaire est continu : de 8 h 30 à 16 h 00.

- Le transport est organisé par l’école en taxis collectifs.

- Le repas est pris en commun, soit à La Voie Lactée, soit au restaurant scolaire de l’école des Champs-Fréchets.

- Les sports (dans les salles de sport des écoles de Champs-Fréchets et Bellavista), les visites actives, les activités culturelles, les journées sportives, le camp d’hiver ou de printemps font également partie du programme.

La Voie Lactée est un lieu de stage de formation :

- Pour l’Université de Genève, Faculté de Psychologie et des Sciences de l’Education.

- Pour l’Université de Lausanne, Faculté des Sciences Sociales et
Politiques, Institut de Psychologie.

- Pour la HES.SO-Genève, Haute Ecole de Travail Social et Filière Thérapie Psychomotrice.

- Pour l’Hôpital Universitaire de Genève, Service des Formations
Spécialisées, Soins Infirmiers en Santé Mentale et Psychiatrie.

- Pour l’Ecole Romande de Musicothérapie.


La Loi :

Elle fonde et articule les rapports, les échanges entre les individus d’un groupe, pour qu’il fonctionne et que chacun de ses membres y trouve son autonomie, son rôle et sa différence.
C’est ce qui permet de créer des limites, un cadre commun.
Tous les membres de l’école, enfants et adultes, sont soumis à nos deux lois «Je n’ai pas le droit de faire mal ni physiquement, ni
moralement» et «Je suis à l’école pour travailler et apprendre» et à des règles dépendantes de ces lois, qui sont instituées ici et maintenant et s’inscrivent dans un moment précis du vécu du groupe. Ces règles forment le canevas des lieux de toute activité de groupe. Elles évoluent au gré des décisions du groupe. Par leur affirmation des limites et interdits, elles garantissent l’intégrité et la liberté de chacun.
Le conseil d’école, le conseil de classe et autres lieux de parole :

Lieux où la parole individuelle et collective sont entendues, lieux d’interrelation entre l’individu et le groupe, où des règles, des limites, des repères sont institués et articulés ; lieux de propositions, de décisions, d’innovations ; lieux de résolution des conflits, d’évacuation des tensions ; lieux de régulation et de reconnaissance.

Projet pédagogique personnalisé - contrat :

Chaque trimestre, un projet pédagogique est rédigé, comprenant les objectifs à atteindre pour chaque enfant, en terme de développement de la personne et d’apprentissages. Ce projet fait l’objet d’un contrat signé par l’élève, les responsables de classe et les parents. La coopération des parents est constitutive du contrat de scolarité.
Les objectifs fixés pour les élèves dans leur ensemble et pour chacun spécifiquement, sont inspirés par la conviction que l’interaction est le moteur de toute évolution.

La Voie Lactée et son futur

La Voie Lactée a connu deux déménagements avant de s’établir à Meyrin, où les conditions étaient favorables à son déploiement harmonieux.
En 1989 , la Mairie de Meyrin a permis à l’Ecole de s’établir dans le quartier des Champs Fréchets (dans la structure de l’ancienne crèche) dont les locaux convenaient alors à l’ambition de l’époque.
Les autorités meyrinoises, animées par un esprit de collaboration, nous ont reçu avec générosité.
Mais, actuellement nous nous sentons un peu à l’étroit dans ces murs et nous sommes à la recherche de possibilités d’extension.
Nous tenons à rester une structure qui n’accueille pas forcément plus d’élèves, mais nous cherchons à améliorer les conditions de travail et d’apprentissage dans des espaces adaptés. Nous avons besoin de locaux plus spacieux pour nos activités d’éducation et d’enseignement en raison de la diversité du programme et la personnalisation des projets des élèves. Par exemple, il serait nécessaire d’exercer la musicothérapie ou la psychomotricité dans des salles plus appropriées qu’un abri anti-atomique.
  Les fondatrices, en 1986, de l’école primaire spécialisée La Voie Lactée, Dina Borel et Danièle Bellet, étaient toutes deux diplômées de la faculté de Psychologie et des Sciences de l’Education de l’Université de Genève. L’idée – et le nom – de La Voie Lactée sont nés dans l’esprit de la première, grecque d’origine, à la suite d’une recherche qui l’avait conduite, au cours des années 1973-74, dans des classes primaires de la périphérie de Paris, très précisément à Bagnolet et à Saint-Denis, où elle avait pu s’immerger dans les méthodes d’enseignement de la pédagogie Freinet et de la pédagogie Institutionnelle. L’expérience avait été encouragée par le professeur Michaël Huberman, par André Barthassat directeur adjoint du SMP (Service Médico Pédagogique) et par André Chavanne ancien président du DIP (Département de l’Instruction Publique).
Genève manquait encore, dans les années 80, de lieux d’apprentissage scolaire jouant en même temps le rôle de lieux thérapeutiques pour des enfants souffrant de troubles de la personnalité. Ces enfants sont généralement malheureux dans leur classe, marginalisés, rejetés et, pour leurs parents, source de préoccupations et de souffrances. Ils ne pouvaient être alors accueillis que dans des centres de jour. Pour les deux jeunes psychopédagogues, La Voie Lactée devait répondre au droit de chaque enfant à l’éducation, à l’école et à la formation.

En vingt-cinq ans d’activité, La Voie Lactée a accueilli dans ses classes aux noms mythologiques (Pluton, Pégase, Neptune, Vénus, Phénix) quelques 160 élèves qui y ont accompli tout ou partie de leur scolarité primaire.

Issue d’une initiative privée, l’école était évidemment payante. Pour les parents de ces élèves sortis de l’école publique, obligatoire et gratuite, l’écolage, forcément onéreux, constituait une injustice. La Voie Lactée a dû tout au long de ses années de développement, lutter pour sa survie, trouver des moyens financiers, publics et privés, des bourses pour ses élèves de milieux modestes, des outils de travail et du personnel qualifié disposé à se former en permanence et à travailler à des conditions moins favorables que celles de l’école publique. Il est arrivé que les caisses soient vides et les salaires en attente de paiement.

Dans les moments les plus durs, Dina Borel, restée seule à la tête de l’école dès 1991, a dû investir l’argent de son ménage. Il a fallu la mobilisation des députés, l’engagement personnel de la présidente du DIP, Martine Brunschwig-Graf, la création de l’association La Voie Lactée, enfin les revendications publiques des parents d’élèves pour que les choses bougent et que soit enfin votée, en 2008, la Loi cantonale sur l’intégration des enfants et des jeunes à besoins éducatifs particuliers ou handicapés, reconnaissant le droit de tous les enfants, à l’école obligatoire gratuite.

Au terme de ce quart de siècle de combat, La Voie Lactée est aujourd’hui reconnue dans le dispositif du Département de l’Instruction Publique du canton de Genève comme école primaire spécialisée subventionnée et, de fait, accessible aux enfants de toutes les couches sociales. Désormais absorbée par la recherche de solutions financières, l’équipe psychopédagogique peut entièrement se vouer à son travail avec les élèves.

La commune de Meyrin a accueilli l’école en 1989, au rez-de-chaussée d’un immeuble du quartier des Champs-Fréchets. Elle a offert aux élèves ses infrastructures – piscine, salle de gymnastique, restaurant scolaire, salle des fêtes – et a, pour tout dire, adopté La Voie Lactée. Nous lui en sommes profondément reconnaissants.

Les politiques ont changé de regard sur ces enfants. Ils savent à présent qu’il y a quelque chose à faire pour les accompagner et les aider dans leurs apprentissages, qu’il est possible de leur accorder la possibilité d’exercer leurs droits. La nouvelle politique éducative du DIP a concrétisé cette avancée.

La plupart des enfants qui ont suivi l’enseignement primaire de La Voie Lactée ont pu devenir autonomes à l’âge adulte, trouver une place dans la société, un travail. L’école leur a donné cette énergie et a parcouru avec eux et avec leurs parents ce difficile chemin.

Roland Russi, psychopédagogue responsable de classe depuis 1988, a été nommé en 2011 à la direction de l’école, dont Dina Borel demeure la responsable pédagogique. Celle-ci a inspiré avec une force communicative le travail des décennies écoulées, le haut niveau d’exigences scientifiques, thérapeutiques et sociales des enseignements, le climat d’amour qui entoure les enfants.

Erica Deuber Ziegler
Présidente de l’association La Voie Lactée
       
       
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